Pourquoi ce blog ?

 

J'ai décidé depuis 2015 de m'engager plus en luttant contre le réchauffement climatique et pour la survie de l'humanité et oui rien que ça ! l'Amour donne des ailes. En 2015 ce fut le déclic lorsque des copains me confiaient vouloir voter à la prochaine élection présidentielle pour le FN prétextant que cela serait la meilleure alternative à toutes les politiques jusqu'alors au pouvoir. L'histoire récente avec les deux guerres mondiales semblait avoir déjà été oubliée, le nazisme avoir déjà été gommé de leurs mémoires. Je ne voulais pas rester passif et regarder la haine s'installer au pouvoir de ce pays que j'aime tant.

Et puis j’ai découvert il y a une dizaine d’années l’écriture, elle me permet de me poser, de prendre du recul et cela m’aide fortement dans mes choix.

Enfin, je communique beaucoup sur les réseaux mais ce n'est pas à moi, ce blog l'est.

 

Qui suis-je ?

 

 

 

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Je m'appelle Yannick Matura, né en 1974 à Gournay en Bray (76) Je suis le papa de Cassandre née en 2003 et de Mael né en 2005 tous deux à Rouen. J'ai un frère Romain de treize ans mon cadet qui est chef cuisinier.

J'ai vécu à Saint Germer de Fly 21 ans, à Gisors, Songeons, St Michel d'Halescourt puis enfin à Beauvais où j'habite depuis 2008.

Dès dix ans, j'ai eu la chance de faire des rencontres plus enrichissantes les unes que les autres, elles m'ont donné gout à la vie.

Tout d'abord des filles, elles ont souvent guidé mes choix, ou plutôt l'amour que je leur porte a guidé mes choix. Elles me fascinent depuis toujours mais jusqu’à l’âge de 20 ans je n'osais à peine leur parler, pétri par cette foutue timidité. Les filles et plus généralement l'amour, ont donné à un sens à ma vie.

 

 Avec mon grand-père René, boucher charcutier, j'arpentais les mercredis ou pendant les vacances, les fermes des campagnes brayonnes pour tuer  cochons, bœufs, moutons etc.…. On allait au PMU, on allait partout, il était génial, il parlait à tout le monde, il amusait, il riait, il écoutait de l'accordéon à fond dans l'immeuble ! Et je crois qu'il m'a fait aimer la politique, la vie en société et le monde associatif. Sa femme Yolande n'a pas eu une vie facile avec lui d'après ma mère. Pour moi, c'est le plus bel exemple de générosité que j'ai connu, comme dirait ma mère "elle donnait ce qu'elle n'avait pas". Elle est morte d'un cancer, "il n'y a pas de justice".

  

Mon instituteur de CM2, fut je crois le premier adulte extérieur à la famille à me donner l'envie de faire passer des messages par l'humour. Cet homme prenait le temps de nous parler du monde, de la nature et de toutes ces choses simples qui rendent la vie si belle.

Durant cette année j'ai eu envie de devenir cycliste; certainement pour voir mon père fier de moi, casser la morosité des dimanches à St Germer ou peut être aussi pour faire comme ces champions que je voyais souvent avec mon grand-père au critérium de la St Claire tous les ans dans une ambiance de fête. Mes parents sans trop de moyen m'ont toujours accompagné et équipé jusqu'à ce que je vole de mes propres ailes. J'ai ensuite signé trente-trois licences et le cyclisme est devenu ma grande passion. J'aime croire que le fait d'être en bonne santé ne dépend pas seulement du facteur chance mais aussi de la pratique régulière de ce sport. J’ai rencontré mes meilleurs amis dans la difficulté des courses et des entrainements hivernaux. Un sport trop souvent sali par une poignée imbéciles attirés par l'argent et la gloire. A dix-huit ans, le diplôme d'entraineur en poche , je suis devenu bénévole avec cette furieuse envie de rendre ce que j’avais eu la chance de recevoir. Ma mère me dit souvent « donnes peu, tu recevras beaucoup »; j'ai donné beaucoup et j'ai reçu énormément : des remerciements, de simples sourires, parfois de l'amitié... J’ai été président du Forges Vélo's 76 puis plus récement du Beauvais Team Cycliste. J'ai successivement été licencié aux :

 

VCGF (Vélo Club de Gournay Ferrières)

VCB (Véloce Club Beauvaisien)

VCV (Vélo Club de Vernon)

VCF (Vélo Club Forges les Eaux) devenu le Forges Vélo's 76

 VCB UFO (Vélo Club Beauvaisien) devenu le Beauvais Team Cycliste 

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Vers l'age de onze ans j'ai travaillé  dans deux fermes durant toutes mes vacances scolaires et de nombreux week ends. J'y aimais le rapport à la nature,  mais surtout pour la première fois on m'a fait confiance ! A partir de ce moment, j'ai voulu faire de cette découverte mon travail.

En quatrième j'ai souhaité apprendre ce métier à l’école mais mes parents ont réussi à me convaincre de choisir plutôt un métier dans le para-agricole convaincu que ma vie serait trop pénible si je devenais agriculteur. Me voici donc parti pour quatre années d'internat au lycée agricole de Rouvroy les merles près de Breteuil sur Noye où j'ai appris l'agriculture et le machinisme. J'ai aussi vécu des moments de cohésion très fort avec quelques soirées mémorables. Cependant durant tous les stages que j'ai eu la chance de faire, je me suis rendu compte des difficultés  du métier de mécanicien agricole. Ces ouvriers n’avaient ni les avantages de travailler dans la nature, ni le salaire que ces travaux pénibles mériteraient. Le plus choquant étaient de voir ces ouvriers travailler dans des conditions très difficiles et de ne pas être payés de leurs heures supplémentaires alors qu'ils étaient payés au SMIC.

  

On ne quitte jamais vraiment le milieu agricole !

  

J'ai ensuite commencé à travailler dans l'usine phare de la ville voisine Gournay en Bray "Autoliv" (jusqu'à 1800 salariés) dans laquelle j'ai pu œuvrer en production et au service qualité. Nos métiers consistaient à sauver des vies en fabricant des systèmes de sécurités actives comme des airbags ou des ceintures de sécurité. Cette multinationale m'a nourri treize ans et je crois avoir tout fait pour contribuer à sa réussite avant que nos principaux clients (Renault et PCA) décident d’imposer à leurs fournisseurs (nous) qu’ils devaient désormais se situer à moins d'une heure du site d'assemblage des véhicules...soit dans des pays où le coût de la main d’œuvre est très basse. Donc plus de nouveaux projets à Gournay en Bray, uniquement produire des pièces de rechanges pendant dix ans.

  

En 2001 je me suis marié avec Angéline et en 2007 nous nous sommes séparer. Il était alors temps de changer de vie, refaire mon CV pour travailler dans le service cette fois, sur que l'on ne m'y reprendrait plus. Seulement sans parler l'anglais il fut compliqué de retrouver un travail, j'ai alors décidé de faire valider mes acquis par une VAE.

  

Me voici arriver chez Sodexo pour gérer un atelier dans la prison de Liancourt. Le côté humain de la mission me convenait et le challenge industriel me motivait. Imaginez que je venais de quitter Autoliv qui délocalisait à tour de bras pour maintenant travailler avec des entreprises françaises qui décidaient de faire confiance à des détenus pour réaliser en France ce qu'ils avaient de plus précieux avant commercialisation.

  

Un an plus tard je suis devenu responsable régional, j'avais onze ateliers à industrialiser pour le même groupe mais sur tout le territoire. Et là beaucoup de visites d'usines, d'accompagnements d'entreprises qui cherchaient à produire en France, voir à relocaliser ! Mais beaucoup, beaucoup de déplacements, environ trente heures par semaine, j'avais de plus en plus peur de l'accident de voiture et surtout une sensation de perdre mon temps seul dans ma voiture.

  

Depuis 2007 je travaille toujours pour Sodexo, mais sur le site de Liancourt uniquement. J'adore ce métier de directeur de site multiservices (maintenance, restauration, transport, accueil, atelier, buanderie etc ...)

  

Depuis, je peux rentrer chez moi presque chaque soir auprès de mes enfants une semaine sur deux et de ma nouvelle compagne Sylvie que j'ai rencontré en 2008 avec qui je vis le Grand Amour. Je reçois tellement d'amour que je n'ai plus aucune raison d'être triste ou de me plaindre, j'ai une vie qui ressemble à un rêve.

  

Et puis j’ai découvert il y a une dizaine d’années l’écriture qui m'a permis de me poser, de prendre du recul et cela m’aide grandement dans mes choix.